Henri Kessler, auteur de recette-vin-chaud.com

Salut, moi c'est Henri

Henri Kessler. Oui, comme le petit village entre Kaysersberg et Ammerschwihr. Non, il n'y a pas de lien. Mais pour un gars qui a passé la moitié de sa vie adulte à servir du vin chaud en Alsace, avouez que ça colle bien.

Comment tout a commencé

Chez nous, le vin chaud c'était sérieux. Mon grand-père avait un vieux chaudron en cuivre qu'il sortait chaque année début novembre. Il préparait son mélange d'épices dans un sachet en mousseline, avec un dosage qu'il n'a jamais voulu écrire. "Tu goûtes, tu sens, tu sais", il disait. C'était sa philosophie pour à peu près tout.

J'avais 8 ans la première fois qu'il m'a laissé touiller. 12 ans quand j'ai eu le droit de goûter (une gorgée, pas plus). Et 30 ans quand j'ai compris que ce truc allait changer ma vie.

Un ami qui tenait un stand de bredele à Colmar m'a appelé : "L'emplacement à côté est libre, tu veux pas tenter le vin chaud ?" J'avais le matériel de mon grand-père, sa recette (enfin, ce que j'en avais compris), et zéro expérience en commerce. La première semaine, j'ai servi 40 mugs. La troisième année, il y avait la queue.

Ce que j'aimais le plus, c'était arriver à 14h avec mon café, quand les marchés sont encore vides. Installer le stand dans le silence, sentir le froid piquer. Puis l'odeur de cannelle qui monte, les bretzels du voisin qui chauffent, et les premiers visages qui s'éclairent à la première gorgée. Strasbourg, Colmar, Kaysersberg, pendant vingt hivers. Un habitué de Strasbourg me commandait toujours "le même" sans préciser. Ça durait depuis 14 ans.

Mon grand-père disait toujours : « Le vin chaud, c'est pas une recette, c'est un geste. Tu regardes, tu sens, tu goûtes. Le reste, ça vient tout seul. » Il avait raison. Comme souvent.

- Henri

Pourquoi ce site

J'ai raccroché le tablier il y a quelques années. Le dos, les genoux, les hivers dehors par -10°C, à 50 ans passés ça finit par peser. Mais la passion, elle, n'a pas bougé.

Ce site, c'est ma façon de continuer. Partager les recettes que j'ai peaufinées, les erreurs que j'ai vues mille fois chez les débutants (non, on ne fait pas bouillir le vin, je le répéterai jusqu'à ma mort), les petits trucs qui changent tout. Mon épice préférée ? La cardamome. Sous-estimée, mais elle donne une profondeur que rien d'autre n'apporte. Mon vin de prédilection pour un rouge classique ? Un bon Côtes-du-Rhône, pas trop tannique, assez fruité pour supporter les épices.

Ma recette la plus ratée ? Un soir de décembre 2011 où j'ai confondu le pot de cannelle avec celui de piment de Cayenne. Quatre litres à la poubelle et un habitué qui a failli recracher son mug sur le comptoir. On en rit encore.

Du classique au vin blanc, du sans alcool pour les enfants aux variantes avec du miel de sapin ou du cidre chaud. Tout ce que je sais, je le mets ici. Le savoir-faire, ça se transmet.

Un mot sur les recommandations

Quand je recommande un vin, des épices ou du matériel, c'est que je les ai testés. Pas dans un labo, dans ma cuisine et sur mon ancien stand. Certains liens sont des liens d'affiliation : si tu achètes via ces liens, je touche une petite commission. Ça ne change rien au prix pour toi, et ça m'aide à payer l'hébergement du site.

Je ne recommande jamais un produit pour la commission. Si un truc est moyen, je le dis. Si un thermomètre à 8 euros fait le même boulot qu'un à 35, je le dis aussi.

À la tienne (avec modération),
Henri